Le test psychotechnique ouvre souvent le parcours de récupération du permis. À la fin de l'examen, le psychologue rédige une conclusion. Trois mentions existent : favorable, favorable avec restriction, défavorable. Cette conclusion reste consultative. Les restrictions portées ensuite sur le permis relèvent de l'avis médical, puis de la décision préfectorale.
Un avis favorable avec restriction signale une aptitude reconnue, mais nuancée. Le psychologue juge les capacités suffisantes pour reprendre le volant. Il pointe toutefois une fragilité à encadrer. Cette mention figure noir sur blanc dans le compte rendu d'examen.
L'arrêté du 26 août 2016 fixe ces trois conclusions possibles. Le tableau les distingue.
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Conclusion du psychologue |
Sens pour le conducteur |
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Avis favorable |
Aptitude reconnue sans réserve particulière |
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Avis favorable avec restriction |
Aptitude reconnue, mais assortie de réserves |
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Avis défavorable |
Capacités jugées insuffisantes à ce stade |
Un repère utile éclaire la suite. Cet avis ne pose aucun code sur le permis et sert au seul contrôle médical de l'aptitude. Le médecin agréé l'étudie, puis bâtit sa propre décision.
Les restrictions inscrites sur le titre ne viennent pas du psychologue. Elles découlent de l'avis médical, puis de la décision préfectorale. Elles prennent la forme de codes harmonisés européens. Certaines visent le conducteur, d'autres le véhicule, d'autres la durée du droit à conduire.
Ces codes figurent en colonne 12, au verso du titre, et valent dans toute l'Union européenne. Le tableau réunit les plus courants.
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Code |
Restriction |
Situation visée |
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01 |
Correction visuelle obligatoire |
Vue insuffisante sans lunettes ni lentilles |
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05.1 |
Conduite de jour uniquement |
Vision nocturne dégradée |
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64 |
Limitation de vitesse |
Capacités de réaction réduites |
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69 |
Véhicule équipé d'un éthylotest antidémarrage |
Antécédents liés à l'alcool |
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78 |
Boîte de vitesses automatique |
Mobilité d'un membre limitée |
D'autres codes, de 10 à 44, encadrent les aménagements techniques du véhicule. Ils touchent la direction, le freinage, l'accélérateur ou le siège adapté.
Ces mentions engagent le conducteur. Le non-respect d'une restriction relève d'une contravention de 4e classe. Service Public fixe l'amende forfaitaire à 135 euros, avec un plafond de 750 euros, et un retrait de 3 points. Le véhicule peut aussi être immobilisé.
Au-delà des codes, l'avis médical peut réduire la durée de validité du permis. Le conducteur reçoit alors une aptitude temporaire. Sa durée varie souvent de 6 mois à 5 ans selon l'affection. Un nouveau contrôle s'impose à l'échéance. Ce mécanisme vise surtout les pathologies évolutives et certains antécédents.
Restriction et préconisation ne se confondent pas. La première limite le droit de conduire. La seconde recommande une démarche, sans bloquer la reprise du volant.
Plusieurs recommandations reviennent dans les dossiers. Un suivi en addictologie accompagne souvent un passé lié à l'alcool. Un contrôle médical périodique surveille une affection évolutive. Une consultation spécialisée, en ophtalmologie ou en neurologie, complète parfois l'examen. Le psychologue peut aussi suggérer une nouvelle évaluation à distance.
Ces pistes restent indicatives. Le médecin agréé décide ensuite de les transformer, ou non, en conditions fermes.
La confusion est fréquente, et compréhensible. Trois acteurs interviennent, à trois niveaux distincts. Chacun produit un document, mais sa portée diffère.
Le psychologue mène l'examen psychotechnique. Il observe, mesure, puis rédige un compte rendu argumenté. Sa conclusion débouche sur un avis favorable, favorable avec restriction ou défavorable. Cet avis reste consultatif. Il sert au seul contrôle médical.
Le médecin agréé, ou la commission médicale, émet l'avis médical. Il s'appuie sur le compte rendu psychotechnique et sur son propre examen. Son avis conclut à une aptitude, une aptitude temporaire, une aptitude avec restrictions ou une inaptitude.
Le préfet prend la décision administrative finale. Il notifie l'aptitude et les éventuels codes inscrits sur le titre. Il n'est pas toujours tenu de suivre l'avis médical. Le tableau résume cette chaîne.
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Acteur |
Document produit |
Portée |
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Psychologue |
Compte rendu psychotechnique |
Consultatif |
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Médecin agréé / commission |
Avis médical d'aptitude |
Avis |
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Préfet |
Décision administrative |
Officielle |
Aujourd'hui, le médecin ou la commission apprécie l'aptitude à partir du dossier complet. Le résultat psychotechnique en fait partie, sans le déterminer à lui seul.
Une restriction répond toujours à un élément précis du dossier. Plusieurs causes reviennent souvent.
La vue arrive en tête. Une acuité insuffisante déclenche l'obligation de correction. La mobilité suit. Une séquelle d'accident oriente vers la boîte automatique ou un véhicule aménagé. Les antécédents liés à l'alcool pèsent aussi. Ils conduisent souvent à l'éthylotest antidémarrage, signalé par le code 69, assorti d'un suivi en addictologie. Une affection évolutive ou l'âge justifient une validité réduite. Enfin, des résultats faibles sur certaines épreuves cognitives motivent des conditions.
Une restriction reste liée à sa cause. Sa disparition ouvre la voie à un nouveau contrôle médical, susceptible de la lever.

Perrier Elise
Directrice Générale
Directrice Générale d'AAC Groupe, spécialisée dans l'audit des aptitudes et du comportement. Je dirige une équipe dédiée aux tests psychotechniques, bilans neuropsychologiques et évaluations pour les conducteurs, collectivités et entreprises à travers la France.